Complexe et Compliqué

15 mai 2018

Les Chroniques

« Vivre n’importe comment, mais vivre ! » Fiodor Dotoïevski. L’extravagance Russe !!! Je me demande, par moment, si nous n’avons pas repris cette tirade un peu trop au pied de la lettre. Un peu d’équilibre dans nos vies les amis !…

Aujourd’hui, je voudrais aborder « la période chômage » Comment ne pas devenir fou en ce moment de vie qu’est la recherche d’un emploi… Notre société tend vers un paradoxe de plus en plus complexe auquel nous devons faire face. Vous connaissez la différence entre « complexe » et « compliqué » ? Selon le dictionnaire Larousse, Complexe : ce qui est complexe, composé de plusieurs parties ou de plusieurs éléments. En chimie c’est la combinaison dans laquelle plusieurs molécules ou ions, saturées en apparence, sont unis les uns aux autres, et dans laquelle les propriétés chimiques de ces molécules ou ions ont disparuCompliqué ce qui est difficile a démêler, à comprendre.

L’étude de la société, telle que nous la connaissons, peu aisément être mis en parallèle aux études réalisées en laboratoire, sur la nature. Nous sommes un tout composé de particule. Seule différence ? Les particules ne sont pas des ions mais des êtres humains. Nous avons donc la capacité de réflexion, de libre arbitre, de désobéissance. Mais nous sommes aussi influençable, convaincu, borné, idéaliste, rêveur et autre qualificatif …

Les problèmes que rencontrent notre, où nos sociétés, ne sont donc pas compliqués à comprendre mais complexes du fait de ces milliers de petites têtes pensantes qui se côtoient tout les jours…

Nous nous sommes sédentarisés au fil des millénaires tout en voulant préserver notre curiosité pour ce qui nous entoure. Il faut être sédentaire mais pas trop, « les voyages forment la jeunesse »! Il faut consommer local mais préserver l’import/export. Il faut ouvrir les frontières économiques mais les frontières humaines, comment dire… c’est gênant ; ça créer des mots aux définitions compliquées comme racisme, laïcité, intolérance, assistanat… et des maux complexes… Il faut étudier ailleurs pour s’enrichir mais il ne faut pas créer « la fuite des cerveaux » ! Attention ! Il faut le redécoupage territorial pour être compétitif à l’échelle européenne tout en préservant les cultures, langues et coutumes locales. Bref, il paraît que « l’herbe est toujours plus verte chez le voisin » mais « on ne sent jamais aussi bien que chez soit » !

C’est comme ça. Comme dirait Marcel « l’homme à toujours voulu aller voir ce qui ce passe derrière la colline, alors pour ça il tue, il fait des guerres. Et tout ça, juste pour voir ce qui ce passe derrière la colline ! »

Mais revenons en à la question du chômage. Personnellement, ma situation m’amuse (par moment…) car elle reflète un peu ce paradoxe que nous vivons tous.

Lorsque l’on postule sur une offre d’emploi, il faut avoir de l’expérience mais être jeune. Il faut des diplômes mais trop, sinon on coûte cher aux entreprises. Il faut être mobile mais connaître l’environnement sociale et économique dans lequel nous postulons… je m’arrête là ?! Vous l’avez compris, la situation n’est pas simple! Alors, me revient en mémoire les écrits de ce cher Joseph Shumpeter. Un brave économiste qui nous parle de « destruction créatrice » ! Notre société évolue mais se heurte à des fondamentaux. Nous évoluons tout en freinant cette évolution avec les valeurs traditionnelles d’une ancienne république en voie d’extinction. Finalement nous créons mais nous n’arrivons pas à détruire ce qui fût pour amener ce qui sera.

Quel discours devons nous alors adopter lors d’un entretien d’embauche ?

« Je suis prête à être mobile, j’accepte des contrats précaire, je reste ouverte aux fluctuations du Marché et je m’investie dans l’entreprise à fond même si ce n’est que pour six mois ! » Sérieusement??? Ah oui!!! et j’oublie la période des congés de maternité pour les femmes…! Toute une histoire!

La problématique du chômage vient davantage d’une évolution structurelle de nos sociétés. L’économie du super Marché (celui ou les Titres ont remplacé les légumes), a prit le relais sur le débat politique et les enjeux sociaux et environnementaux de nos sociétés.

Aujourd’hui, tout ce calcule en coût et en investissement quand bien même la notion d’investissement sur du long terme existe encore. Les matériaux, le climat, les êtres humains. Tout ce calcul, tout à un prix. Il se trouve qu’ici l’aspect social à été relayé au second rang après l’aspect économique. Quand à l’aspect politique de la chose, c’est presque s’il n’est pas devenu inexistant… le super grand Marché économique ayant mangé ceux qui l’on créé. « L’homme est un loup pour l’homme » ! Nous y voilà !

Bonne recherche d’emploi !

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