Recyluse : la réparation au service de la transition.

12 juin 2018

Autour de vous

C’est en plein cœur de la semaine Européenne pour le développement durable, qu’il m’a été permis de rencontrer Benjamin Tyl, chercheur en éco-innovation au sein de l’APESA. Cette rencontre fait suite à l’appel à projet émit par l’ADEME – l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie – auquel l’APESA, est sortie lauréat pour le projet Recyluse.

 Recyluse émane d’un constat : la réparation peut être freinée par la conception de certains biens : il vise donc à promouvoir la réparation et la réutilisation en analysant les représentations des acteurs (…) et en structurant des solutions partenariales qui puissent lever les résistances aux difficultés identifiées. L’objectif premier du projet, pour Benjamin Tyl est donc « Aider à la structuration d’un réseau de réparation sur le territoire, qui soit soutenable, qui puisse résister aux différents événements » Car, comme il le souligne, « dans la réparation, des difficultés il y en a beaucoup, le modèle économique déjà qui – pour beaucoup de structures - n’est pas fiable »

Visant à faciliter l’économie en circuit-court entre les structures, le projet souhaite donc permettre aux habitants d’avoir accès à ce réseau en tant que co-créateur et consommateur de produit issu de la réparation et de pérenniser les structures existantes. Il faudra donc réfléchir avec les acteurs territoriaux à des solutions adaptées pour structurer une « boucle de la réparation » tel que la création de Living Lab, pour l’automne 2018. Concept existant, où les citoyens sont partie prenante de solution innovante et, proposé suite aux enquêtes de terrain en cours.

Par souci de rigueur, dans une lecture objective des enjeux de la réparation et de la transition écologique, les porteurs de projet Recyluse ont souhaité mutualiser les compétences et les pôles territoriaux.

L’équipe projet est donc représenté par l’APESA avec Benjamin Tyl et Romain Allais, Chercheur et accompagnateur des structures en transition. Ils travaillent sur la transition et l’éco-conception. Avec eux, l’École Nationale des Ponts et Chaussées, dans laquelle Julie Gobert, sociologue, procède à un travail d’enquête de terrain pour analyser les leviers et freins des enjeux liés à la « réparation ».

Au niveau territoriale, le Pays Basque – représenté par Bil Ta Garbi et la Communauté d’Agglomération Pays Basque – où les initiatives émanent pour beaucoup de la société civile est comparé à la communauté de commune Cœur de Savoie où les collectivités publiques travaillent déjà fortement sur ce type de sujet.

Ce projet ambitieux lancé par l’ADEME a bénéficier d’un accompagnement financier à hauteur de 93 000€ sur deux ans pour les deux pôles territoriaux. En parallèle, l’équipe appel à vous mobiliser en les contactant pour se faire connaître en tant qu’acteur de la réparation. L’idée est de permettre au projet de perdurer. En fonction des besoins, début 2020 une nouvelle demande de soutient financier sera envisagée.

Pour participer à la mise en place de Living Lab contacter: recyluse@apesa.fr

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